Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/12/2014

La géographie ça sert aussi à réfléchir

Le "génie" français s'illustre en ce moment avec une guerre picrocholine dont nous avons le secret à propos du nombre et de la forme des régions françaises. Mais au fait elles en sont où les régions françaises ? 

regions.png

 

De quoi relativiser le déclinisme ambiant non ? 

 

On parle beaucoup d' Afrique en ce moment et pour de mauvaise raison (Ebola ...). Voici 2 cartes qui devrait vous faire réfléchir : 

 

africa age .png

et ce grand classique qui ne lasse pas d'étonner mais qui est parfaitement exact (merci Mr Mercantor

 

africa 2 .png

 

Pas mal pour  "l'homme africain (qui) n'est pas assez entré dans l'Histoire" ... 

 

 

10/12/2014

L'homme de Vitruve est-il connectable ?

 

Le site de l' Atelier présente dans un billet l'étude  de Forrester (qui) pointe du doigt le fossé entre les États-Unis et l’Europe quant à leurs visions respectives et leurs attentes à l’égard des wearables. Et c’est à l’occasion du salon Leweb 2014 que le cabinet a choisi de publier son étude."

Je vous laisse découvrir l'excellente mise en scène réalisée par Forrester :

objets conecctés eu_us_vitruvian_man.png

Cette infographie est bien évidemment inspirée de l'Homme de Vitruve réalisé par Leonard de Vinci vers 1492 qui a été pendant longtemps le logo de MANPOWER.  

L'exercice est vraiment convaincant : 

  • la métaphore est complètement en phase avec le sujet 
  • les informations sont sourcés
  • la comparaison US / Europe est très intuitive
  • on est invité à un véritable parcours de découverte des endroits disponible sur le corps humain
  • ...

Il y a cependant une amère ironie dans tout cela. Comme le souligne Wikipedia le véritable nom donné par Léonard était Étude des proportions du corps humain selon VitruveL’homme de Vitruve est le symbole de l’humanisme, l’homme y étant considéré comme le centre de l’univers.

 Pas sûr qu'avec tous ces objets connectés on mette vraiment l'humanisme au centre des préoccupations ...

 

Ps : Vous trouverez ici un autre de mes billets qui illustre la puissance de cette métaphore de Léonard de Vinci

 

 

07/12/2014

Les codes barres : sexy demain ?

On parle beaucoup des objets connectés comme d'une nouveauté absolue, mais il ne faut pas oublier que le code-barre date des années 70 ...   

Ce code s'est répandu depuis une cinquantaine d'années sans être le moins du monde perturbé par l'arrivée du WEB ni même par l'avènement du 2.0.  

 Certains artistes montrent pourtant que ce symbole immuable de la société de consommation peut être facilement enrichi : 

 

 

fish.jpg

etnic.jpg

 

bar 1 resto.jpg

 

 

 

Si le coeur vous en dit tout est résumé ci-dessous : 

 

tips .png

 

(rappel toutes les images de ce blog sont cliquables) 

 

Il est très étonnant que notre société si avide de nouveauté et d"innovation" ne soit pas emparée de cette possibilité ...

Pas si sûr que l'on puise faire la même chose avec les flash-codes ...

 

 

01/12/2014

Betabook : un tableau blanc portatif

Des berlinois propose en mode Kickstarter un drôle d' OGNI (Objet Graphique Non Identifié).

Betabook se veut "le tableau blanc portable de l'âge digital". 

Il se présente comme un dossier à page unique, sorte d'ardoise magique pourvu d'un chiffon pour effacer.La surface de type tableau blanc est traitée non réfléchissante pour que vous puisiez plus facilement prendre vos oeuvres avec un smartphone.  Regardez le clip ci dessous et tout s'éclaircira :  

  

 

photo-main.jpg

Bien sur ce type de produit surfe sur la vague écolo mais je crois beaucoup à ce genre de chainon manquant entre le monde réel et le monde du logiciel. Il y a des jours ou des endroits où l'on n'a pas envie de s'encombrer ni d'un paquet de feuille de papier ni d'une application que l'on maitrise plus ou moins.  

4f7afb97b085cee173644597a3b59b08_large.jpg

 

Une initiative à regarder de près et à soutenir si le coeur vous en dit.

30/11/2014

Frank Gehry : la Vision, il n'y a pas d'application pour ça

Difficile de rester insensible devant le bâtiment de la fondation Louis Vuitton construit par Frank Gehry.

LVMH-4_LT.jpg

 

Si vous avez la chance de pouvoir vous y rendre ne manquez pas la salle des maquettes. Vous serez alors plongé, via une semi pénombre, dans le laboratoire de la création de ce étonnante construction. Là où on s'attend de nos jours à trouver moults écrans et capture de logiciels 3D on se retrouve devant des esquisses papier et des maquettes de toutes tailles et de tous matériaux.

 

maquette-fondation-louis-vuitton-1200x794.jpg

 

Un tel bâtiment n'a, bien entendu, pu être construit qu'à l'aide de d'outils de conceptions logiciels très sophistiqués. Mais au final ce qui a vraiment compté c'est l'élaboration d'une vision avec des bouts de papier, de plastique, de transparent... et beaucoup de bricolage.  

Pour rappel, la vision, le patri-pris est la base de l'architecture (et donc de tout acte créatif)

"A parti (1) is the central idea or concept of a building" 

 

101 archi.png    

Christian Reyne, directeur immobilier de Louis Vuitton témoigne de la puissance de la méthode de Frank Gehry :  

"Alors qu'il était impératif de procéder à des changements importants et très techniques en cours de construction, là où de grands cabinets d'architectes anglosaxons traditionnels nous auraient assis dans une salle de conférence devant une présentation Power Point ultra sophistiquée, Gehry a sorti de sa poche un petit bout de papier froissé sur lequel il avait griffonné de nouveaux aménagements et calculé les économies, en même temps qu'il présentait sa nouvelle maquette"  (2)

Vous voulez être créatif ? Sachez mettre l'ordinateur de coté en phase d'emergence pour ne l'utiliser que lorsqu'il est vraiment utile. Ce n'est pas lui (ou plus exactement pas les concepteurs de ses programmes) qui vous donnera une vision !

Pour vos esquisses et vos maquettes (qui ont rarement besoin d'être en 3D) vous serez beaucoup plus pertinent avec du papier et des feutres.  

 

 (1) au sens partis pris citation extraite de 101 things I learned in Architecture School Matthew Frederic, the MIT press 

(2) M le magazine Le Monde 12 septembre 2014

05/01/2014

Meilleurs voeux 2014 + bonnes résolutions

J'ai le plaisir de vous présentez mes meilleurs voeux pour vous, vos proches et toutes vos initiatives ... visuelles ou non.   

Généralement à cette période de l'année on se pose peu ou prou le dilemme de "prendre des bonnes résolutions" ou pas.

Pour éviter de trop grands déceptions je vous propose cette année de vous inspirer des pratiques de la facilitation graphique via ce document qui date de la renaissance. 

Pour une fois il ne s'agit de Leonard mais de Michel Angelo qui agrémentait sa liste de course de dessin penses bête pour que sa servante puisse s'en servir alors qu'elle en savait pas lire. 

En illustrant vos bonne résolutions de représentations graphiques (1) qui vous conviennent vous vous engagerez beaucoup plutôt intimement et vous augmenterez vos chances de réaliser vos objectifs. 

 

 

liste-course-Michelangelo-562x800.jpg


Merci au très beau site La boite verte pour cette ressource 

PS : n'oubliez pas que le mot est aussi un graphisme donc n'hésitez pas à jouer sur les 2 tableaux.


24/11/2013

Another side of life

Yang Liu est une artiste chinoise qui vit en Allemagne depuis l'âge de 14 ans . Elle a mis en parallèle  dans une série de vignette graphique la vison occidentale (en bleu) versus la version chinoise (en rouge).

Je suis toujours fascinés par la capacité de certain(e)s à synthétiser des concepts de façon simple et graphique.

D'accord ou pas sur le fond, cliché ou pas ce genre de représentation provoque immédiatement une image mentale forte et permet d'engager un débat. 

Je vous laisse apprécier et juger le résultat avec en prime un lien vers la source avec des images de meilleures définitions (attention chargement lent) 

 

Comment résoudre les problèmes

 

umgang-mit-problemen.jpg

Taille de l' ego 

 

eastwest-ego.jpg

Le patron 

 

chef_1.jpg


Connections et contacts 

contacts.jpg



cc

06/11/2013

"Utiliser ses mains pour manipuler des concepts"

Dans la lignée de mon interview sur story@board voici une pépite, trouvée par l'ami Phillipe Boukobza, et rédigée par Christian Den Hartigh enseignant en ZEP depuis 2000 explique l'importance de la manipulation physique dans la réussite scolaire et intellectuelle.

" (....) je n’autorise ni la règle ni les ciseaux. C’est un impitoyable interdiction. Tous les découpages se font avec les mains, le bout des doigts et le cervelet.

Découper sans ciseaux

Découper avec les mains, calmement

Il est intéressant alors de noter la grande concentration et les grandes difficultés de nombreux élèves pour réaliser des découpages précis et nets ; les grandes difficultés pour appuyer sur la feuille, la tirer dans un certain axe, pour juger de sa force, pour déplacer le doigt qui guide le corps, etc.

une petite boîte de classes grammaticales

une petite boîte de classes grammaticales

 

Je repère ainsi très rapidement les enfants dont la coordination est encore faible, hésitante. Ce sont à peu près les mêmes élèves qui peinent sur la manipulation abstraite, invisible, des concepts dans le chromosome ou de la recherche des informations dans la double molécule.(..)"

Je suis beaucoup plus dubitatif quand cela débouche sur une véritable grammaire visuelle appliquée ...  à la grammaire : 

 

ncommun.jpg

J'ai toujours fait face à beaucoup de résistance quand j'ai proposé d'utiliser ce genre de dispositif graphique par exemple en détournant ARESTI  le langage visuel de la voltige aérienne  

 

Sans titre 10.png


Je suis preneur d'un retour de la part d'autres profs de collège(ou autres) ...  Pour tous je vous conseille de jeter un oeil sur ce pdf qui détaille les symboles utilisés par Christian. Allez jusqu'au la dernière des 7  pages pour jeter un coup d'oeil sur les   "Symboles des Classes grammaticales invariables". 


04/11/2013

Story@board : la phase d'émergence passe par la manipulation physique

J'ai le plaisir de reproduire ci dessous  mon interview réalisée par Alexandre FRANK à propos de Story@board (disponible sur Amazon)

"Story@board comporte 100vignettes images qui représentent des scènes de  la

vie de l’entreprise avec lesquelles lesparticipant s’identifient immédiatement"


 

story@board.png


Quelques mots sur story@board et la facilitation visuelle ?

Tout d’abord je tiens à souligner que je n’ai pas encore eu l’occasion de mettre en œuvre votre outil dans ma pratique professionnelle. Je prendrai donc ici la posture de l’expert en mise en scène de l’information.

Je connais, bien entendu,  le principe du photo langage  mais story@board me parait aller beaucoup plus loin via l’utilisation du dessin et du croquis. Je parlerai d’ailleurs volontiers de « grapho-langage ».

Je m’explique sur l’importance du dessin. Dans la facilitation, le but est de permettre aux personnes de se (re)connaître et de se projeter à l’aide du support qui leur est présenté. Je pense que chercher à permettre cette identification via des photos, comme on le voit souvent, est une fausse bonne idée.

Prenons l’exemple des atlas ornithologique indispensable pour l’identification des oiseaux. Il peut paraitre paradoxal qu’à l’ère du tout numérique et de la très haute définition photographique les bons atlas utilisent comme au XIXème siècle toujours le dessin. Et pourtant quand on y réfléchit un peu c’est très logique.

Car la photo va représenter l’individualité de l’oiseau, et non l’archétype du volatile. Même une trentaine de photos de cet animal ne saurait présenter l’archétype. Essayez et vous verrez : une identification est beaucoup plus fiable à partir d’un dessin que via une photo.

Si l’on revient dans le monde de story@board ; avec des photos représentant principalement des situations professionnelles, l’effet esthétique de cette représentation, sa dimension culturelle, la qualité haute définition contemporaine, son côté peut-être ‘papier glacé « glamour », suscitera un effet hallo qui nuira à  l’identification. A l’inverse le dessin permet d’illustrer l’archétype de l’image mentale que l’on cherche à représenter. Il permet par exemple de plaquer la diversité des émotions à partir d’une même représentation. L’illustrateur a d’ailleurs pris soin de donner aux visages une expression entre neutre et bienveillance pour mieux ouvrir les possibles. Celui qui le regarde peut beaucoup plus facilement faire sienne la carte, s’y projeter. Et c’est le but de la facilitation.

Quand je regarde les cartes story@board, je vois bien qu’il est très compliqué de créer l’équivalent avec des photos. Ici, l’image mentale qui est recherchée peut être exactement représentée, dans son archétype, sans bruit et sans contrainte inutile.

Que penser d’une dématérialisation de story@board par exemple sous forme d’une appli smart phone ?

Dans une ère où la dématérialisation des outils d’animation de groupe et d’apprentissage semble se généraliser notamment avec les serious game et autres gamifications, je remarque au contraire ces temps-ci une re-matérialisation des instruments de facilitation.

Je citerai par exemple ces jeux de cartes :

1° AFK (Away From Keyboard) produit par Spintank qui couvre le monde du web 2.0.

2° #ReFaire, produit par la FING centré sur l’émergence d’un nouvel écosystème industriel et qui est  actuellement en campagne de « crowd funding »

Dans le même ordre d’idée Evernote, le logiciel de capture d’information,  propose de charger les Post-it  papier et les pages des carnets de notes Moleskine directement dans son application.

Maitriser la complexité et inventer le monde de demain ne se fera pas directement sur les smartphones ou sur le web mais d’abord et avant tout avec du papier, du carton, des feutres, des croquis et des dessins ! Les appli sont évidemment utiles mais après la phase d’émergence.

story@board a su être un précurseur en restant au plus près de l’humain via l’utilisation de la pensée visuelle et du papier.

Il a, me semble-t-il, tout intérêt à persévérer dans cette veine plutôt que de se diluer dans le monde des portails d’application interchangeables.

source : Story@board

23/09/2013

Mise en scène en Sankey des informations de E Snowden

Bel exemple réalisé par Martin Grandjean de diagramme de Sankey pour représenter l'utilisation des  flux financier liés aux programmes d'espionnage américains

 

sankey.png

Je vous laisse comparer, comme le billet d'origine y incite,  avec la visualisation proposée à l'origine sur ce Black Budget par le Washington Post 

 

black.png


Je suis a peu près sur que je serai passé à coté de l'information importante pour moi à savoir que seulement 11 % de ce budget est consacré à l'analyse de données  (6,2 milliards sur un budget total de 52,6 milliards). Vive le Sankey !