05.05.2008

Biblio : Mazag

Connaissez-vous le roman de Robert Solé Mazag ?

Il a été cite dans l'émission de France Culture Place de la Toile qui avait pour titre  Des réseaux relationnels aux "réseaux sociaux" (et retour)

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C'est un roman d'une intelligence rare qui expose bien la problématique du "relieur" (ou du "connecteur" si vous préférez) faite d'altruisme et d'écoute le tout étant gouverné par le Mazag c'est à dire le goût personnel et le bon plaisir.

Cet ouvrage devrait être obligatoire dans toutes les formations en Intelligence Economique et est vivement recommandé à tous ceux que le thème des "réseaux sociaux" intéresse.

En ces temps de PIM (Personal Information Mangement)  il est frappant de constater que Basile Batrakani le levantin héros du roman se contente en apparence de peu  :

" D'innombrables cartes de visites-il devait bien y en avoir plusieurs milliers- étaient entassées dans des boites à chaussure sur une étagre. Visiblement Basile ne s'en servait pas . Les conservait-il par simple respect pour ses interlocuteurs ? Un autre que lui aurait fait des dossiers, des fichiers. Mais c'était tellement étranger à sa démarche  ! Il se contentait des huit répertoires , en s'appuyant surtout sur sa prodigieuse mémoire".

Ah j'oubliais ;-°)) Bien entendu l'auteur n'a pas oublié l'incontournable référence cartographique (1) :

" Basile n'avait pas tardé à découvrir que Paris était  traversé de mille réseaux, plus ou moins occultes, qui offraient à leurs membres postes et avantages. (...)

Ce Paris souterrain ressemblait au métro, avec ses stations, ses connexions et ses correspon­dances. Devenu un topographe hors pair, BB n'en finissait pas d'explorer un monde tentaculaire, en mutation perpétuelle, qui lui réservait chaque jour de nouvelles surprises."

Il faut bien sur voir dans ce talent de "topographe" l'origine de la "prodigieuse mémoire" dont Basile bénéficie.


 (1) cependant l'ouvrage date de 2000 et à l'époque ce thème était moins dans l'air du temps...



07.02.2008

Biblio : 101 thinks I learned in Architecture School

Le terme "Architecte de l'information" a fait flores. Il est couramment utilisé par beaucoup d'entre nous. Mais savons nous comment travaille, raisonne, crée un architecte ?

 Je vous recommande la lecture de ce très bel objet de Matthew Frederick édité par les presses du MIT non pas parce que vous deviendrez architecte en le fréquentant mais parce que c'est un recueil des meilleures pratiques de mise en scène de l'information pour qui prend le temps de l'apprécier.

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Pour l'auteur l'architecte se doit d'avoir un "parti pris". On voit trop effectivement de mise en scéne avec un point de vue éditorial flou  ...

L'ouvrage est très visuel avec un schéma ou un dessin sur la page de gauche et un slogan ou quelques lignes sur la page de droite.

J'aime beaucoup la "page" 45 de ce qui est devenue mon livre de chevet

 

 

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Cliquez sur l'image pour en savoir plus sur les 3 niveaux de connaissances

Avec un peu  de chance vous aurez droit à d'autres extraits prochainement.

 

24.01.2008

Penser différemment la mémoire

Notre époque "post-moderne" n'est pas seulement celle de l'info-obésité mais aussi celle de son pendant à savoir la  mémoire fragmentée.  On trouve beaucoup de travaux sur le tsunami informationnel mais beaucoup moins sur nos stratégies mémorielles.

Il faut dons saluer l'initiative des Vendredis de la Philosophie de France Culture qui ont consacré l'émission du 18 janvier à la "théorie et pratique de la mémoire collective".

 François Noudelmann avait invité, entre autres, Carlos Severi auteur du livre "le principe de la chimère : une anthropologie de la mémoire" 

C'est un livre magnifique et qui fera date. Cet anthropologue explique que les dispositifs graphiques et visuels permettent dans des sociétés sans écriture d'organiser les savoirs notamment en mettant en séquence les choses à mémoriser.

Ces dispositifs visuels ont souvent été mal interprétés. Ils ont été perçus comme une pseudo écriture alors que l'écriture est un très mauvais modèle pour les sociétés primitives.

La tradition orale repose sur des artefacts (visuel, sonore, gestuelle) qui stimulent l'imagination. Il ne s'agit pas ici de réciter à la lettre un récit mais de le récréer de manière suffisamment fiable pour ne pas oublier d'étapes.

On retrouve ici les intuitions de Frances Yates dans son livre sur l'Art de la Mémoire qui cependant ne parlait que de la sphére occidentale déjà doté de l'écriture.     

Face à la généalogie trop unifiante qui oppose la passé au présent et l'écrit à l'absence de mémoire il faut respecter la multiplicité et la dynamique des sources mémorielles.

 C'est d'ailleurs ce que nous apprennent les sciences cognitives. Les souvenirs ne sont pas stockés "tels quel" dans le cerveau mais ils sont recréés à chaque fois.

 

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 vous trouverez plus d'informations sur cet ouvrage dans la quatrième de couverture reproduit ci dessous :

Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples «sans écriture» a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les «supports mnémoniques» dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits comme des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires.


Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse : il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces «supports mnémoniques» dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois.

Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.

07.10.2007

Biblio : mise en scène de l'IE

Lors de la journée ICC j'ai rencontré Sophie Her auteure avec Jean-Luc Traineau d'un livre étonnant et très visuel d'introduction à l'intelligence économique :

 

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Voici des extraits de la présentation de l'ouvrage par les auteurs  : 

Intitulé « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’intelligence économique - sans jamais rien y comprendre », ce titre volontairement long est à l’image de la ligne éditoriale retenue.

Des contre-pieds (il s’agit d’une référence à un film du metteur en scène new-yorkais, Woody Allen) et de l’humour (parodie de fable, détournement de proverbes populaires, etc.) facilitent la lecture. Pour favoriser la mémorisation des idées avancées, qu’elle soit auditive ou visuelle, chaque titre fait référence à des phrases connues du grand public français.

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28.08.2007

Ebook : GAGNER UN JOUR PAR SEMAINE avec le Mind mapping

Pierre Mongin co-auteur (entre autres) d'Organisez vos idées avec le mind mapping et du Petit Manuel d'Intelligence Economique au quotidien vient de publier avec Aurélien Ryckebusch GAGNER UN JOUR PAR SEMAINE avec le Mind mapping, démarrez immédiatement avec Freemind.

 

 

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Le prière d'insérer précise :

 Cet e-book va permettre sans autre investissement l’utilisation des cartes heuristiques informatisées.Beaucoup de personnes et d’entreprises hésitent en effet avant d’investir dans les logiciels.
 Avec 148 pages dont la moitié consacrées à Freemind, le logiciel libre de mind mapping le plus téléchargé au monde, la barrière d’entrée dans le monde informatisé du mind mapping s’abaisse devant vous. Vous pouvez démarrer dans les 5 prochaines minutes.

24.10.2006

BILIO : L'homme et ses signes par Adrian Frutiger

Adrian Frutigier, créateur entre autres de la police de caractère Univers,  met en exergue dans cet ouvrage le fait que les dispositifs graphiques ont ceci de particulier qu’ils «nécessitent un apprentissage mais qu’une fois gravé dans l’inconscient, il est aisé de s’en souvenir». Un des exemples les plus frappants est sans doute le panneau routier «sens interdit» qui malgré son caractère très conceptuel est mémorisé par tous.

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07.09.2006

Biblio : Information Architects

 Information Architect est un ouvrage fondateur qui date de 1997.Dès l’introduction, Richard Wurman déclare avec enthousiasme «Il existe une nouvelle espèce de concepteurs graphiques, de concepteurs d’exposition, d’illustrateur et de photographes dont la passion est rendre le complexe clair. J’appelle cette nouvelle race de talentueux penseurs les architectes de l’information». Un peu plus loin, il justifie le terme d’architecte de l’information qu’il a lui-même forgé. «Je ne veux pas parler d’un architecte pour les briques et le mortier. Je veux parler d’un architecte comme dans l’expression ‘architecte de la politique étrangère’. J’entends par architecte celui capable de créer des principes systémiques, structurants et ordonnés pour que les choses fonctionnent et une réflexion soigneuse pour produire des artefacts, des idées ou des politiques qui informent grâce à leur clarté . (...) Le mot Information contient Informe(r), ainsi je ne parle d’information que si cela m’informe effectivement et non pas s’il s’agit juste de collections de données ou de choses».(1)

Cette déclaration de principe est illustrée tout au long de cet ouvrage de 235 pages rassemblant plus de 22 contributeurs d’horizon très divers (illustrateurs, journalistes, graphistes ...)

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04.07.2006

Biblio : L’art de la mémoire F.A Yates

medium_art_memoire_yates.jpgFrances A Yates, historienne anglaise qui a principalement écrit sur la Renaissance, a publié en 1966 son chef d'oeuvre "the art of memory" qui mettra près de 10 ans à être traduit en français. Cet ouvrage est une vaste fresque des techniques de mémoire artificielle largement utilisées de l'Antiquité au début de la Renaissance. Cette somme de connaissances, encore très originale plus de quarante ans après, est toujours abondamment citée.

 

Cette histoire commence avec un mythe fondateur, celui de Simonide de Ceos, poète de la Grèce Antique réputé pour sa prodigieuse mémoire. Il avait acquis cette capacité dans des circonstances bien particulières. Alors qu'il assistait à un banquet, le toit s'écroula pendant son absence momentanée " les cadavres étaient à ce point broyés que les parents (...) étaient incapables de les identifier. Mais Simonide se rappelait les places qu'ils occupaient à table et il put ainsi indiquer aux parents quels étaient leurs morts." A la suite de cet événement dramatique, Simonide comprit qu'une disposition ordonnée

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02.07.2006

Biblio : La mystérieuse flamme de la reine Loana

medium_eco_loana.jpgBien connu depuis "le Nom de la Rose" Umberto Eco n’a cessé de produire des romans sur les sujets les plus divers. Notre sémiologue a donc prouvé qu’il avait plus d’un tour dans son sac. Le Pendule de Foucault avait ainsi anticipé, en la ridiculisant par avance, la vague ésotérique du "Da Vinci Code".


Son dernier ouvrage en étonnera néanmoins plus d’un : on a rarement vu de nos jours un roman si abondamment illustré. Il faut dire que Loana a pour thème central la mémoire. En nous contant le parcours tourmenté d’un amnésique Umberto Eco puise à la fois dans ses souvenirs personnels et dans les enseignements récents des sciences cognitives. Hyper mnésique du côté mémoire sémantique (c’est une vraie encyclopédie) le héro n’a plus de mémoire épisodique (il a perdu le souvenir des épisodes de sa vie personnelle). Le roman nous raconte ses tribulations pour retrouver sa mémoire. Retiré dans la maison de son enfance, il recherchera dans les moindres recoins du grenier sa «mémoire de papier» pour reconstituer

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