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28/01/2010

Special collector

"Special collector " : voilà une expression plus que galvaudée et mise à toute les sauces mais cette fois je vous promet que vous ne le regretterez pas.

J'ai déjà fait référence plusieurs fois sur ce blog à la revue Etapes Graphiques ici, et encore là.(1).

La livraison de ce mois de janvier de cette revue est dédié uniquement à la visualisation de l'information !

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Edward Tufte, Manuel Lima (par lui même) et le New York Times sont les thèmes principaux de ce dossier et font l'objet d'articles de fond. C'est un vrai bonheur de voir certaines de nos icônes imprimées sur un papier de qualité avec une définition de revue d'art.  Cela vaut donc les 10 euros et quelques que vous devrez régler.

Évidemment Serial Mapper regrette le parti pris trop centré uniquement sur la visualisation assistée par ordinateur (2) mais cette publication est une étape (;-°)) importante sur le chemin de la sensibilisation en France à l'utilisation de la vision pour penser.

(1) tout à la fin du billet

(2) alors même que cette revue sait qu'il existe d'autre tentatives cf mes liens au début de ce billet

PS 1: merci à Christophe Tricot pour l'info.

PS 2 :  J'en profite pour faire de la pub (gratuite !) pour mon libraire graphique. Il s'agit de la librairie Leks 19 rue Pierre Lescot (Paris Les Halles). Ils ont beaucoup de bouquins d'occasion (heureusement pour le budget du ménage ;-°)) et Etapes Graphiques en stock.

 

19/01/2010

La carto passe à la radio !

Le dernier opus de Place de la Toile émission de France Culture dédiée à "la révolution numérique" est consacré pour moitié à la "cartographie numérique". (à écouter à partir de 35 minutes)

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Jean-Christophe Plantin (1)  durant son interview par Xavier De La Porte nous offre une bonne introduction à la cartographie en se limitant pas à la cartographie géographique. En fait il recoupe largement le programme que l'on s'était fixé dans le comité d'organisation de Carto Cube. Des "cartes vivantes" basées à sur la géolocalisation  des flux d'appels des portables  (Orange lab) à la carte de Tendre (2)  la problématique ne se limite pas à la visualisation des grands ensembles de données.

Jean-Christophe Plantin a également coordonné le dossier en ligne Ludigo  "lorsque la carte géographique rencontre la carte des données" en plus de l'article sur les cartes vivantes (cf ci dessus) je vous recommande, même si il n'est pas facile d'accés,  la publication de Mathieu Jacomy  "La carte comme système complexe".

(1)  présenté sur le site de FC comme :  Doctorant en Science de l'Information et Communication à l'Université de Compiègne (la culture du numérique, les usages des dispositifs d'écritures numériques, cartographie numérique et géolocalisation).

(2) dommage que les deux débatteurs s'obstinent à parler de la carte DU Tendre alors qu'il s'agit bien de la carte du pays DE Tendre ( il s'agit d'une carte pseudo géographique de 1654). A leur décharge il faut dire que tous le monde fait l'erreur y compris Bernard Pivot bien avant le web.

18/12/2009

Paul Otlet

Le Monde 2 de ce soir consacre 6 pages à Paul Otlet et Henri La Fontaine dans un article, rédigé par JM Djan, intitulé "Le Mundaneum, google de papier".

Belges tous les 2 ils sont connus de la communauté des spécialistes en information pour avoir crée la CDU (Classification  Décimale Universelle) à partir du système de Dewey.

Le titre de l'ouvrage que Françoise Levie a consacré à Paul Otlet "L'Homme qui voulait classer le monde" résume bien une bonne partie de leur problématique.

Pour revenir à l'article du Monde l'auteur met naturellement l'accent sur le "pacifisme, universalisme et l'encyclopédisme" qui caractérisaient les 2 compères.

Là ou le bât blesse c'est que malgré son titre le papier du Monde (1) passe largement à coté de ce qui fascine tous ceux qui approchent Paul Otlet. Si le terme visionnaire de l'information, que j'avais forgé en 2001 (2), a un sens c'est bien à Paul Otler qu'il s'applique. Tout au long de sa vie il produit des centaines de schéma, esquisse et ... mise en scène.

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Les plus vaillant en anglais pourront se plonger dans Building Society, Constructing Knowledge, Weaving the Web: Otlet’s Visualizations of a Global Information Society and His Concept of a Universal Civilization par Charles van den Heuvel (c'est moi qui souligne).

Tous pourrons s'y référer pour adimirer l'iconographie.

Bien avant Vanneyar Bush (1945) et son Memex Pault Otlet avait déjà visualisé le quotidien de nos interactions avec les connaissances dématérialisées  :

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"an instrumentation acting across distance which would combine at the same time radio, x-rays, cinema, and micro photography [and the since then invented television]. All the things of the universe and all those of man would be registered from afar as they were produced. Thus the moving image of the world would be established – its memory, its true duplicate. From afar anyone would be able to read the passage that, expanded or limited to the desired subject, could be projected on his individual screen. Thus, in his armchair anyone would be able to contemplate the whole of creation or particular parts of it (Otlet 1935)."

J'aime beaucoup également cette figure intitulé "schéma et réalité" :

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1) qui aurait pu (du) faire mieux pour son 65 ème anniversaire. Il est vrai que lorsque l'on parcourt le supplément anniversaire avec entre autre une question ridicule tellement elle transpire l'autosatisfaction on pressent plus qu'une dégénérescence.

2) dans ma thèse pro du Master ISTE intitulé "la mise en scène de l'information dans la veille et le management de l'information"

30/11/2009

Creaza

Nous avons tous finis par comprendre qu' un bon story telling est indispensable pour structurer toute expression artistique et/ou innovante.

Il est paradoxal de voir des outils dotés de fonctionnalités techniques de plus en plus évolués faire l'impasse sur cette dimension du processus créatif.

Probablement impulsé par l'équipe de Mindomo voici l'application Web 2.0 (rien sur le disque dur, tout sur le Web) Creaza qui intègre outre les outils classiques d'édition (audio, vidéo ...) un gestionnaire de carte heuristique !

 

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Quelqu'un connaît-il déjà cette suite ? Est-ce que ça tente quelqu'un de se lancer ?

En attendant voici la page You Tube des vidéos déjà disponibles, le blog dédié à cet outil, et le mur Creaza sous Facebook

09/03/2009

Just do it ?

Malgré la crise,  qui ré-interroge si fortement nos façons de faire et nos "élites",  il faut continuer à lutter contre la procrastination qui nous guette tous. Non pas pour alimenter le mouvement brownien ambiant (ou ce qu'il en restera dans quelques mois (1)) mais parce que il va falloir faire preuve tant au niveau individuel que collectif d'une créativité redoutable si l'on veut éviter la déprime.

Un magnifique poster nous invente à réinvestir les bases du FAIRE plutôt que de continuer à pratique l'évitement. James Provost a réussi à traduire graphiquement les préceptes ci dessous

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en ce magnifique poster graphique qui prouve que le Rubik's cube conjointement avec les cartes de métro et les tables périodiques peut se révéler fort utile en matière de cartographie de l'information !

 

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Prenez le temps de croiser quelques un des des 13 points de ce manifeste avec le poster graphique et vous ferez des découvertes étonnantes. J'aime bien les illustration graphique du  6 "dans le fait de faire quelque chose ce qui est important ce n''est pas la fin mais de pouvoir faire d'autres choses " et du 7 "Quand c'est finit on peut le jeter"

Le web regorge de littérature sur Getting Things Done mais le plus simple et donc le plus efficace c'est de suivre ce que nous dit Propser Carlis" ton inconscient sait très bien ce qu’il faut faire… ». Autrement dit il faut suivre la première idée : c'est la bonne !

 

1) : je fais allusion au chomage de masse

11/02/2009

Darwin compléments

J'ai rédigé ce dimanche mon billet sur Darwin et les coraux sans avoir connaissance de l'émission de France 5 Espèces d'espèces dont Libération du lundi 9 février 2009 fait la présentation suivante :

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"La mauvaise vulgarisation, fondée durant un demi siècle sur un contresens fondamental de la théorie de Darwin la présente à l'aide d'une échelle, ou d'un arbre de l'évolution dont nous occupons le sommet.

De cette vision erronée jusqu'à l'idée selon laquelle nous serions non seulement le résultat mais le but de l'évolution, il n'y a qu'un pas, et tous  ceux qui ont   voulus  "sauver " l'intervention divine pour expliquer notre existence l'ont franchi.

La bonne vulgarisation, fondée sur la vision la plus moderne, présente l'évolution des espèces comme un buisson sphérique à 3 branches principales, partant de l'ancêtre commun à toutes les formes de vie  batisé "LUCA"  (last Universal Common Ancestor) niché en son centre.

L"homme occupe un des millions de points terminaux - les espèces actuelles - de ce buisson sphériques. mais le chimpanzé, la dorade, le chêne et le bacille de la peste occupent un des millions de points de cette sphère. Autrement dit, ils sont tous aussi évolués que nous (..)"

Reste à savoir dans quelle mesure les intuitions (1) de Horst Bredekamp, fondée sur une analyse minutieuse des carnets (des dessins) de Darwin,  ont influencé l'émergence de ce nouveau pan de la science contemporaine ...

En tout cas cela devrait logiquement à regarder d'un autre œil vos schémas fait sur un coin de table et vos gribouillis : c'est là où vos idées se cristallisent . Il est d'ailleurs de bonne politique de repartir de ceux ci  lorsque les premières élaboration n'ont rien donné

 

(1) la main traduit mieux que le langage l'évidence immédiate de la pensée en mouvement

 

25/10/2008

Monument historique en version intégrale

Certains d'entre vous se rappellent du site fondateur "atlas of cyberspace" / Cybergeography que Martin Dodge avait crée au début des années 2000.

En ces temps reculés (1) il a montré à tous que l'internet n'était pas réductible au sacro saint (2) hyper lien souligné mais qu'il s'agissait d'un véritable espace en quête de cartes et de mise en scène. Avec Edward Tufte, Saul Wurman et quelques autres il a relancé l'utilisation de la vision pour penser et la visualisation auprès de plusieurs générations.

Son travail a donné lieu en 2002 à une somptueuse version papier. Avec cet ouvrage nous rentrons dans la catégorie «beaux livres». C'est d'ailleurs l'un des fleurons de ma bibliothèque.

La version intégrale en haute résolution de ce qui est déjà un monument historique vient d'être mis en ligne sous forme de PDF !

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Vous pourrez y admirer toutes les images, devenues des icônes à force d’être reproduites, que ce site a été parmi les premiers à donner à voir.

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Un petit bémol. J'avais beaucoup apprécié la version papier qui a mon sens apportait  un confort visuel et donc cognitif sans commune mesure avec ce que l’on peut percevoir à travers nos «écrans».  C'est peut être le moment de lancer l'imprimante couleur ;-°))

 

Via Information Aesthetics

(1) pour le web ;-°))

(2) à l'époque ;-°))

01/10/2008

Le fanzine de la carto

Christopher Watson du blog Visual Think Map nous propose ce projet de magazine de visualisation qui regroupe une vingtaine de mise en scène :

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Allez y jeter un coup d'oeil c'est plutôt  sympa

20/01/2008

Polyglotte

La carte Europa Polyglotta a été publiée en 1730 par Gottfried Hensel :

 

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Ce dispositif met en perspective au moins 14 alphabets réparti sur le pourtour de la carte de l' Europe.

L'effet est renforcé puisque sur chaque "pays" figure dans la langue et l'alphabet qui convient la première phrase de la prière catholique du Notre Pére .

Le code couleur permet également de repérer les 2 grands familles de langues.

Il est rare de trouver autant d'informations pertinentes sur si peu d'espace.

Nous nous trouvons probablement en face d'un des chefs d'œuvre qu'il faudrait  exposer dans un futur musée de la cognition (ou si l'on préfère de l'archéologie des technologies intellectuelles).

 

Via Strange Map 

 

07/01/2008

"carte figurative"

Le site Strange Map publie sous le titre "vital statistics of a deadly campaing" une reproduction de très bonne qualité du chef d'oeuvre de la cartographie de l'information réalisé par Charles Joseph Minard (1871-1870). Cette illustration de la Campagne de Russie «semble défier la plume des historiens par sa brutale éloquence» (1) .

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Cette représentation  qui date de 1869 commence sur la gauche près de la rivière Niemen. La bande épaisse grisée montre la taille de l’armée (422.000 ommes) qui envahit la Russie en 1812. La largeur de la bande varie de façon à indiquer la taille de l’armée à chaque endroit. En septembre, l’invasion atteint Moscou avec 100.000 hommes. La retraite de Russie est décrite par la bande noire plus étroite. Ce chemin est lié à l’échelle de température et de date qui figure en bas du graphique. Il apparaît clairement que la traversée de la Bérézina fut un désastre. De retour sur le Niemen il n'éateint plus que 10 000 dont seulement 4000 étaient rentrés dans Moscou. 

 

C’est donc l’ensemble de la stratégie française (et du désastre...) qui est mise en scène.
Au total Eward TUFTE met en scéne pas moins de 6 niveaux d’information sur ce graphique :

  1.  la taille de l’armée
  2. ‚ sa localisation sur un plan en 2 dimensions,
  3. ƒ la direction des mouvements de l’armée,
  4. „ la température,
  5. … le calendrier,
  6. † la distance.


Comment souvent en matière de cartographie de l'information cette carte, on ne peut plus franco-française, est plus connue et citée au États-Unis que dans notre propre pays.


(1) selon un commentaire du temps